Ce qui s’est passé
Le groupe houthi a lancé mardi des attaques contre l’Arabie saoudite, frappant des sites décrits comme civils, économiques et liés au secteur de l’énergie. Parmi les lieux signalés figuraient Abha, Jazan ou Jizan, Najran et Khamis Mushait. [1][2][3][4]
Les autorités saoudiennes ou la coalition dirigée par l’Arabie saoudite ont indiqué que 73 personnes avaient été blessées, dont des femmes et des enfants. Ce chiffre constitue donc un bilan officiel plutôt qu’un total de victimes établi indépendamment dans les sources vérifiées. [1][2][3][4]
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Des incendies ont été signalés dans plusieurs installations pétrolières, infrastructures de services publics ou autres installations du secteur de l’énergie dans le sud de l’Arabie saoudite, et certaines opérations ont été temporairement suspendues. Les sources ne permettent pas d’établir si tous les incendies signalés se sont produits dans des installations pétrolières ni combien de temps a duré chaque suspension. [1][2][3][4]
La région méridionale abrite la raffinerie de pétrole de Jazan, dont l’Associated Press a indiqué qu’elle aurait une capacité de 400 000 barils par jour. Ce chiffre donne une indication de l’ampleur d’une installation précise, mais les sources ne permettent pas d’établir quelle part de la capacité de production ou de raffinage a été affectée par les suspensions signalées. [1]
Revendications et incertitudes
Yahya Saree a déclaré que les Houthis avaient tiré des dizaines de missiles balistiques et lancé des drones contre des installations pétrolières et économiques ainsi qu’une base aérienne dans le sud de l’Arabie saoudite. Les lieux et l’ampleur de cette revendication sont attribués au porte-parole militaire houthi ; les sources vérifiées ne permettent pas d’établir indépendamment que toutes les cibles revendiquées ont été touchées. [2][3]
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L’Arabie saoudite a déclaré qu’elle soutiendrait la paix et les solutions diplomatiques tout en se défendant et en protégeant ses intérêts. Le prince Faisal bin Farhan a fait cette déclaration, mais les sources ne permettent pas d’établir les mesures militaires ou diplomatiques prises par la suite. [1][2][4]
Les attaques ont eu lieu dans le cadre d’un conflit qui a commencé en 2014, après que les Houthis se sont emparés de Sanaa et de certaines régions du nord du Yémen ; une intervention dirigée par l’Arabie saoudite a suivi l’année suivante. Une trêve conclue en 2022 a largement réduit ou interrompu les combats, mais ceux-ci et les tensions ont repris par la suite. Les dossiers fournissent des explications divergentes ou incomplètes sur ce qui a provoqué la reprise des combats : selon l’un des récits, elle serait liée à une frappe de la coalition sur l’aéroport de Sanaa après une tentative de vol entre Téhéran et Sanaa ; selon un autre, à une guerre impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran ; un troisième ne précise aucune cause. [1][2][3][4]
Effets humanitaires plus larges
L’Organisation mondiale de la santé a indiqué que la récente flambée de violences avait fait au moins 194 morts et plus de 880 blessés entre le 23 août et le 5 septembre. Al Jazeera a rapporté un autre bilan de l’OMS faisant état d’environ 1 078 personnes tuées ou blessées depuis le 24 août ; ces totaux couvrent des périodes différentes et emploient des formulations différentes, si bien qu’ils ne doivent pas être additionnés. [1][2][3]
Plus de 21 000 personnes auraient été déplacées au Yémen, dont environ 18 500 à Taïz et à Hodeïda ou Al-Hodeïda. Les dossiers donnent des périodes et des totaux différents pour ces chiffres, notamment plus de 21 000 personnes sur 27 heures ou depuis jeudi, contre environ 18 500 depuis jeudi. [1][2][3][4]
Le Comité international de la Croix-Rouge a averti que la poursuite des combats pourrait entraîner davantage de morts et de blessés, des déplacements de population ainsi que des perturbations des services de santé, de l’approvisionnement en eau, du carburant et de l’électricité. Ces conséquences ont été présentées comme des risques en cas de poursuite des combats, et non comme des effets établis des attaques saoudiennes elles-mêmes. [4]